Lorsque l'on prépare son premier voyage au Japon, une question revient presque toujours : « Faut-il absolument voir tous les incontournables ? »

Tokyo, Kyoto, Osaka, Nara, Hiroshima, Miyajima, le Mont Fuji etc.

À force de lire des blogs, regarder des vidéos ou parcourir les réseaux sociaux, beaucoup de voyageurs finissent par croire qu'un voyage réussi est un voyage où l'on coche le plus de cases possible.

Et pourtant.

Au Japon comme ailleurs, vouloir tout voir est souvent la meilleure façon de passer à côté de l'essentiel.

Le piège du voyage à cocher

Le Japon fascine.

Pour un premier voyage, on a souvent peur de manquer quelque chose.

Alors on construit des itinéraires très ambitieux :

* 3 nuits à Tokyo
* 2 nuits à Kyoto
* 1 nuit à Osaka
* une excursion à Nara
* une autre à Hakone
* Hiroshima
* Miyajima

Et parfois même davantage.

Sur le papier, cela semble logique.

Dans la réalité, cela signifie surtout :

* faire et défaire sa valise constamment ;
* passer beaucoup de temps dans les transports ;
* courir d'un site à l'autre ;
* accumuler les photos sans toujours prendre le temps de vivre les lieux.

Le Japon mérite mieux que cela.

Le Japon se découvre dans les détails

Ce dont les voyageurs se souviennent le plus, ce ne sont pas toujours les monuments célèbres.

Ce sont souvent des instants simples.

Une vieille dame qui leur indique leur chemin.

Le silence d'un temple à l'ouverture.

Une ruelle illuminée à la tombée de la nuit.

Le parfum du bois dans une auberge traditionnelle.

Une conversation improvisée dans un petit restaurant de quartier.

Ces moments ne figurent sur aucune liste des incontournables.

Et pourtant, ce sont eux qui donnent une âme au voyage.

Kyoto vaut-elle plusieurs jours ?

Absolument.

Prenons Kyoto.

Beaucoup de circuits proposent deux ou trois nuits seulement.

Mais Kyoto est une ville qui se révèle lentement.

Lorsque les excursions à la journée repartent, les quartiers retrouvent leur calme.

Les temples se vident.

Les rues deviennent silencieuses.

On découvre alors un autre visage de la ville.

Passer cinq ou six jours à Kyoto peut parfois être plus enrichissant que d'ajouter deux ou trois villes supplémentaires à son itinéraire.

Un voyage plus lent est souvent un voyage plus riche

Chez Amanéa, nous croyons qu'un voyage n'est pas une compétition.

Il n'existe aucune médaille pour celui qui aura vu le plus de lieux.

Le plus beau voyage n'est pas forcément celui qui permet de tout voir.

C'est celui qui permet de ressentir.

Prendre le temps de s'installer.

Revenir plusieurs fois dans le même quartier.

S'autoriser une journée sans programme.

Suivre une recommandation locale.

Changer ses plans.

Laisser une place à l'imprévu.

C'est souvent là que la magie opère.

Et si vous ne faisiez pas tout ?

La bonne nouvelle, c'est que le Japon n'est pas un pays que l'on visite une seule fois.

Beaucoup de voyageurs tombent amoureux du pays et y reviennent.

Alors pourquoi vouloir tout concentrer dans un seul voyage ?

Un premier séjour peut simplement être une rencontre.

Tokyo et Kyoto suffisent déjà à offrir une immersion extraordinaire.

D'autres régions vous attendront peut-être pour un second voyage :

* les Alpes japonaises ;
* Shikoku ;
* Kyushu ;
* la péninsule de Noto ;
* les villages ruraux du Tohoku ;
* les îles subtropicales d'Okinawa.

Le Japon sera toujours là.

Notre conviction

Pour un premier voyage au Japon, l'objectif n'est pas de voir le plus possible.

L'objectif est de créer un lien avec le pays.

Parfois, rester plus longtemps dans moins d'endroits permet de vivre une expérience bien plus profonde qu'un itinéraire construit autour d'une liste d'incontournables.

Après tout, les souvenirs les plus précieux sont rarement ceux que l'on avait planifiés.